Les régimes de retraite de base et complémentaire prévoient qu’une partie de la retraite dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier l’assuré décédé (salarié ou TNS), soit versée à son conjoint survivant …

Mais le versement d’une pension de réversion n’est malheureusement ni systématique, ni automatique !

Il y a effectivement un certain nombre de conditions à respecter :

La situation familiale

Afin de percevoir la pension de réversion, il est nécessaire d’avoir été marié(e) avec l’assuré(e) décédé(e) …

Ainsi, les concubins, les partenaires pacsés, les couples en union libre, ne peuvent pas en bénéficier …

Si aucune durée minimale du mariage n’est exigée afin de pouvoir en bénéficier, l’assuré s’étant marié plusieurs fois verra sa réversion répartie entre son conjoint survivant et ses ex-conjoints divorcés, et ce, proportionnellement à leur durée de mariage respective …

Une condition d’âge

Dans la plupart des régimes de retraite, le conjoint survivant doit avoir atteint l’âge de 55 ans pour pouvoir demander l’attribution d’une pension de réversion !

Des conditions de ressources

Pour la retraite de base, les ressources personnelles du conjoint survivant ou celles de son nouveau ménage (revenus professionnels, de placement, fonciers …) sont pris en compte pour le calcul de la pension de réversion :

Au-delà d’un revenu de 20 113,60 € (en 2016), le droit à une pension de réversion est PERDU !

En revanche, aucune condition de ressources n’est exigée en ce qui concerne le droit à la réversion des régimes de retraite complémentaire, mais tout autant que le conjoint survivant ne se remarie pas …

Bon à savoir

Pour le conjoint survivant, le fait de se remarier est sans incidence sur le versement de la pension de réversion du régime de la retraite de base …

En revanche, il entraîne le plus souvent la fin du versement de la pension de réversion servies par les caisses complémentaires …

Vous ne pourrez pas en bénéficier ? La solution :

La rente de conjoint !